Le Diable
Une créature ailée tient deux diablotins enchaînés : attachements, désirs, dépendances, mais aussi énergie brute.
| Numéro | XV |
|---|---|
| Nom anglais | The Devil |
| Nom italien ancien | Il Diavolo |
| Correspondance (Golden Dawn) | lettre ayin ; Capricorne |
L’image
Dans le Tarot de Marseille, une créature cornue, aux ailes de chauve-souris, se tient sur un piédestal auquel sont attachés par le cou deux petits diables. Dans le Rider-Waite, un démon à tête de bouc est accroupi sur un cube noir ; un homme et une femme nus, cornus et pourvus de queues, y sont enchaînés, mais les chaînes sont lâches.
Histoire
Le Diable est absent des plus anciens tarots peints conservés, peut-être parce que les cartes ont été perdues. Il figure dans les modèles imprimés. Éliphas Lévi a dessiné au XIXe siècle une figure célèbre de Baphomet, qui a inspiré la version du Rider-Waite.
Sens traditionnels
La carte évoque les attachements, les désirs, les passions, les dépendances et tout ce qui enchaîne. Elle peut aussi représenter l’énergie, l’ambition, le pouvoir de séduction, la force des instincts. Waite y voit la violence, la fatalité ; à l’envers, la faiblesse et la mesquinerie.
Symbolisme
Les chaînes lâches du Rider-Waite suggèrent que l’on pourrait se libérer : l’attachement est en partie consenti. La Golden Dawn l’associe au Capricorne, signe de la matière, de l’ambition et de la montagne.
Voir aussi
Les sens indiqués sont ceux des traditions de lecture, qui varient selon les auteurs. Un tirage ne permet pas d'établir un fait ni de prévoir un événement. Lire les limites de la pratique.
Sources
- Arthur Edward Waite, The Pictorial Key to the Tarot, 1910.
- Michael Dummett, The Game of Tarot, Duckworth, 1980.
- Thierry Depaulis, Le Tarot révélé, La Tour Verte, 2013.
- Etteilla (Jean-Baptiste Alliette), Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées tarots, 1783-1785.
Page mise à jour le . Pour citer cette page : « Le Diable », Divinatoria, https://divinatoria.fr/tarot/le-diable.html, consulté le [date].