La Maison Dieu
Une tour frappée par la foudre dont tombent deux personnages : bouleversement, rupture, libération soudaine.
| Numéro | XVI |
|---|---|
| Nom anglais | The Tower |
| Nom italien ancien | La Torre |
| Correspondance (Golden Dawn) | lettre pé ; Mars |
L’image
Dans le Tarot de Marseille, une tour dont le sommet couronné est frappé par un trait de feu laisse tomber deux personnages ; des boules colorées tombent du ciel. Dans le Rider-Waite, la tour se dresse sur un rocher pointu dans la nuit ; la foudre arrache sa couronne, des flammes jaillissent des fenêtres, et deux personnes chutent.
Histoire
Le nom de « Maison Dieu », propre au Tarot de Marseille, est discuté : on l’a rapproché de l’Hôtel-Dieu, l’hôpital, ou de la tour de Babel. Les jeux italiens parlaient de la Tour, ou de la maison du Diable.
Sens traditionnels
La carte évoque le bouleversement, la rupture, la remise en cause soudaine de ce qui semblait solide, mais aussi la libération et la vérité qui éclate. Waite y voit la détresse, la ruine, la disgrâce ; à l’envers, des troubles moindres.
Symbolisme
La tour figure les constructions humaines, matérielles ou mentales, et l’orgueil de ceux qui les dressent. La foudre est le feu du ciel, qui détruit mais éclaire. Les deux personnages qui tombent sont parfois lus comme une sortie forcée hors d’un enfermement.
Voir aussi
Les sens indiqués sont ceux des traditions de lecture, qui varient selon les auteurs. Un tirage ne permet pas d'établir un fait ni de prévoir un événement. Lire les limites de la pratique.
Sources
- Arthur Edward Waite, The Pictorial Key to the Tarot, 1910.
- Michael Dummett, The Game of Tarot, Duckworth, 1980.
- Thierry Depaulis, Le Tarot révélé, La Tour Verte, 2013.
- Etteilla (Jean-Baptiste Alliette), Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées tarots, 1783-1785.
Page mise à jour le . Pour citer cette page : « La Maison Dieu », Divinatoria, https://divinatoria.fr/tarot/la-maison-dieu.html, consulté le [date].