Kaf (כ)
Kaf, 11e lettre de l'alphabet hébreu, valeur 20 : nom, prononciation, place dans le Sefer Yetsirah, guématrie et correspondances du tarot.
| Lettre | כ (finale : ך) |
|---|---|
| Rang dans l'alphabet | 11 sur 22 |
| Valeur numérique | 20 (forme finale : 500 dans certains systèmes) |
| Prononciation | k ou kh |
| Catégorie (Sefer Yetsirah) | lettre double |
La lettre
Kaf (כ) est la 11e lettre de l’alphabet hébreu, qui en compte vingt-deux, toutes des consonnes. Elle se prononce k ou kh. Elle prend une forme particulière, ך, en fin de mot. Comme les autres lettres, elle sert aussi de chiffre : sa valeur est 20.
Le nom de la lettre
Le nom Kaf signifie « paume de la main ». Les noms des lettres hébraïques remontent aux alphabets sémitiques anciens, où chaque signe désignait d’abord un objet dont le nom commençait par le son noté ; pour plusieurs lettres, ce sens premier reste incertain.
Dans le Sefer Yetsirah
Le Sefer Yetsirah range Kaf parmi les sept lettres « doubles », qui avaient deux prononciations, dure et douce. Il les associe aux sept planètes, aux sept jours et à sept paires de contraires, mais l’ordre de ces correspondances varie selon les versions du texte. Dans l’attribution adoptée par l’ordre de la Golden Dawn à la fin du XIXe siècle, Kaf correspond à Jupiter.
En guématrie
En guématrie, la valeur ordinaire de Kaf est 20. Dans le calcul dit « réduit » (mispar katan), qui ne garde que le premier chiffre, elle vaut 2. La valeur d’un mot est la somme de celles de ses lettres ; deux mots de même valeur peuvent alors être rapprochés dans l’interprétation d’un texte.
Dans le tarot occultiste
Au XIXe siècle, les occultistes ont mis en correspondance les vingt-deux lettres et les vingt-deux atouts du tarot. Chez Éliphas Lévi, Kaf correspond à La Force. Dans le système de la Golden Dawn, repris par le tarot Rider-Waite-Smith, elle correspond à La Roue de Fortune. Ces attributions sont des constructions modernes, sans fondement dans la tradition juive.
Voir aussi
Les correspondances présentées appartiennent à des traditions d'interprétation ; elles ne permettent pas de prévoir un événement. Lire les limites de la pratique.
Sources
- Sefer Yetsirah (Livre de la Création), texte anonyme, entre l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge.
- Gershom Scholem, Les Grands Courants de la mystique juive, Payot (trad. française).
- Georges Ifrah, Histoire universelle des chiffres, Robert Laffont, 1994.
- Éliphas Lévi, Dogme et rituel de la haute magie, 1854-1856.
Page mise à jour le . Pour citer cette page : « Kaf (כ) », Divinatoria, https://divinatoria.fr/lettres-hebraiques/kaf.html, consulté le [date].