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Divinatoria

Gimel (ג)

Gimel, 3e lettre de l'alphabet hébreu, valeur 3 : nom, prononciation, place dans le Sefer Yetsirah, guématrie et correspondances du tarot.

Repères
Lettreג
Rang dans l'alphabet3 sur 22
Valeur numérique3
Prononciationg
Catégorie (Sefer Yetsirah)lettre double

La lettre

Gimel (ג) est la 3e lettre de l’alphabet hébreu, qui en compte vingt-deux, toutes des consonnes. Elle se prononce g. Comme les autres lettres, elle sert aussi de chiffre : sa valeur est 3.

Le nom de la lettre

Le nom Gimel est souvent rapproché de « chameau », sens discuté. Les noms des lettres hébraïques remontent aux alphabets sémitiques anciens, où chaque signe désignait d’abord un objet dont le nom commençait par le son noté ; pour plusieurs lettres, ce sens premier reste incertain.

Dans le Sefer Yetsirah

Le Sefer Yetsirah range Gimel parmi les sept lettres « doubles », qui avaient deux prononciations, dure et douce. Il les associe aux sept planètes, aux sept jours et à sept paires de contraires, mais l’ordre de ces correspondances varie selon les versions du texte. Dans l’attribution adoptée par l’ordre de la Golden Dawn à la fin du XIXe siècle, Gimel correspond à Lune.

En guématrie

En guématrie, la valeur ordinaire de Gimel est 3. Dans le calcul dit « réduit » (mispar katan), qui ne garde que le premier chiffre, elle vaut 3. La valeur d’un mot est la somme de celles de ses lettres ; deux mots de même valeur peuvent alors être rapprochés dans l’interprétation d’un texte.

Dans le tarot occultiste

Au XIXe siècle, les occultistes ont mis en correspondance les vingt-deux lettres et les vingt-deux atouts du tarot. Chez Éliphas Lévi, Gimel correspond à L’Impératrice. Dans le système de la Golden Dawn, repris par le tarot Rider-Waite-Smith, elle correspond à La Papesse. Ces attributions sont des constructions modernes, sans fondement dans la tradition juive.

Voir aussi

Les correspondances présentées appartiennent à des traditions d'interprétation ; elles ne permettent pas de prévoir un événement. Lire les limites de la pratique.

Sources

  • Sefer Yetsirah (Livre de la Création), texte anonyme, entre l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge.
  • Gershom Scholem, Les Grands Courants de la mystique juive, Payot (trad. française).
  • Georges Ifrah, Histoire universelle des chiffres, Robert Laffont, 1994.
  • Éliphas Lévi, Dogme et rituel de la haute magie, 1854-1856.

Page mise à jour le . Pour citer cette page : « Gimel (ג) », Divinatoria, https://divinatoria.fr/lettres-hebraiques/gimel.html, consulté le [date].