Aller au contenu

Encyclopédie libre d'accès, avec le soutien d'Avigora

Divinatoria

Ayin (ע)

Ayin, 16e lettre de l'alphabet hébreu, valeur 70 : nom, prononciation, place dans le Sefer Yetsirah, guématrie et correspondances du tarot.

Repères
Lettreע
Rang dans l'alphabet16 sur 22
Valeur numérique70
Prononciationson guttural (ʿ), souvent muet dans la prononciation moderne
Catégorie (Sefer Yetsirah)lettre simple

La lettre

Ayin (ע) est la 16e lettre de l’alphabet hébreu, qui en compte vingt-deux, toutes des consonnes. Elle se prononce son guttural (ʿ), souvent muet dans la prononciation moderne. Comme les autres lettres, elle sert aussi de chiffre : sa valeur est 70.

Le nom de la lettre

Le nom Ayin signifie « œil ». Les noms des lettres hébraïques remontent aux alphabets sémitiques anciens, où chaque signe désignait d’abord un objet dont le nom commençait par le son noté ; pour plusieurs lettres, ce sens premier reste incertain.

Dans le Sefer Yetsirah

Le Sefer Yetsirah range Ayin parmi les douze lettres « simples », qu’il associe aux douze signes du zodiaque, aux douze mois et à des facultés humaines. Dans l’ordre habituellement retenu, Ayin correspond au signe Capricorne.

En guématrie

En guématrie, la valeur ordinaire de Ayin est 70. Dans le calcul dit « réduit » (mispar katan), qui ne garde que le premier chiffre, elle vaut 7. La valeur d’un mot est la somme de celles de ses lettres ; deux mots de même valeur peuvent alors être rapprochés dans l’interprétation d’un texte.

Dans le tarot occultiste

Au XIXe siècle, les occultistes ont mis en correspondance les vingt-deux lettres et les vingt-deux atouts du tarot. Chez Éliphas Lévi, Ayin correspond à La Maison Dieu. Dans le système de la Golden Dawn, repris par le tarot Rider-Waite-Smith, elle correspond à Le Diable. Ces attributions sont des constructions modernes, sans fondement dans la tradition juive.

Voir aussi

Les correspondances présentées appartiennent à des traditions d'interprétation ; elles ne permettent pas de prévoir un événement. Lire les limites de la pratique.

Sources

  • Sefer Yetsirah (Livre de la Création), texte anonyme, entre l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge.
  • Gershom Scholem, Les Grands Courants de la mystique juive, Payot (trad. française).
  • Georges Ifrah, Histoire universelle des chiffres, Robert Laffont, 1994.
  • Éliphas Lévi, Dogme et rituel de la haute magie, 1854-1856.

Page mise à jour le . Pour citer cette page : « Ayin (ע) », Divinatoria, https://divinatoria.fr/lettres-hebraiques/ayin.html, consulté le [date].