Aleph (א)
Aleph, 1re lettre de l'alphabet hébreu, valeur 1 : nom, prononciation, place dans le Sefer Yetsirah, guématrie et correspondances du tarot.
| Lettre | א |
|---|---|
| Rang dans l'alphabet | 1 sur 22 |
| Valeur numérique | 1 |
| Prononciation | coup de glotte, souvent muette |
| Catégorie (Sefer Yetsirah) | lettre mère |
La lettre
Aleph (א) est la 1re lettre de l’alphabet hébreu, qui en compte vingt-deux, toutes des consonnes. Elle se prononce coup de glotte, souvent muette. Comme les autres lettres, elle sert aussi de chiffre : sa valeur est 1.
Le nom de la lettre
Le nom Aleph signifie « bœuf » ; on rapproche la lettre d’un pictogramme de tête de bovin. Les noms des lettres hébraïques remontent aux alphabets sémitiques anciens, où chaque signe désignait d’abord un objet dont le nom commençait par le son noté ; pour plusieurs lettres, ce sens premier reste incertain.
Dans le Sefer Yetsirah
Le Sefer Yetsirah, ou Livre de la Création, texte bref de la mystique juive ancienne, range Aleph parmi les trois lettres « mères » (aleph, mem, shin), qu’il associe aux trois éléments premiers. Aleph y correspond à l’air.
En guématrie
En guématrie, la valeur ordinaire de Aleph est 1. Dans le calcul dit « réduit » (mispar katan), qui ne garde que le premier chiffre, elle vaut 1. La valeur d’un mot est la somme de celles de ses lettres ; deux mots de même valeur peuvent alors être rapprochés dans l’interprétation d’un texte.
Dans le tarot occultiste
Au XIXe siècle, les occultistes ont mis en correspondance les vingt-deux lettres et les vingt-deux atouts du tarot. Chez Éliphas Lévi, Aleph correspond à Le Bateleur. Dans le système de la Golden Dawn, repris par le tarot Rider-Waite-Smith, elle correspond à Le Mat. Ces attributions sont des constructions modernes, sans fondement dans la tradition juive.
Voir aussi
Les correspondances présentées appartiennent à des traditions d'interprétation ; elles ne permettent pas de prévoir un événement. Lire les limites de la pratique.
Sources
- Sefer Yetsirah (Livre de la Création), texte anonyme, entre l'Antiquité tardive et le haut Moyen Âge.
- Gershom Scholem, Les Grands Courants de la mystique juive, Payot (trad. française).
- Georges Ifrah, Histoire universelle des chiffres, Robert Laffont, 1994.
- Éliphas Lévi, Dogme et rituel de la haute magie, 1854-1856.
Page mise à jour le . Pour citer cette page : « Aleph (א) », Divinatoria, https://divinatoria.fr/lettres-hebraiques/aleph.html, consulté le [date].