al-Thurayyā (les Pléiades)
Al-Thurayyā, « les Pléiades », 3e demeure de la Lune : étoiles repères, position, demeure opposée et usages traditionnels.
| Nom arabe | al-Thurayyā |
|---|---|
| Traduction | les Pléiades |
| Rang | 3e demeure sur 28 |
| Étoiles repères | l'amas des Pléiades, dans le Taureau |
| Position (convention médiévale) | de 25°43′ du Bélier à 8°34′ du Taureau |
| Demeure opposée | al-Iklīl |
Le nom
Al-Thurayyā signifie « les Pléiades ». C’est la 3e des vingt-huit demeures de la Lune.
Les étoiles
La demeure est repérée par l’amas des Pléiades, dans le Taureau. Voir aussi la page Alcyone (les Pléiades) du dictionnaire des étoiles fixes.
Position
Les astrologues arabes et latins du Moyen Âge font commencer la première demeure à 0° du Bélier et donnent à chacune 12°51′ de longueur, soit la vingt-huitième partie du zodiaque. Dans cette convention, al-Thurayyā s’étend de 25°43′ du Bélier à 8°34′ du Taureau. La Lune, qui fait le tour du ciel en un peu plus de vingt-sept jours, la traverse en une journée environ. Les étoiles repères, elles, ne coïncident plus exactement avec ces divisions, à cause de la précession des équinoxes.
Les anwāʾ et la demeure opposée
Dans la tradition arabe des anwāʾ, antérieure à l’islam, le coucher d’une demeure à l’aube, au moment où la demeure opposée se lève à l’est, ouvrait une période de quelques jours associée aux pluies, aux vents ou aux chaleurs. La demeure opposée à celle-ci est al-Iklīl. Les almanachs agricoles du monde arabe ont longtemps utilisé ce calendrier.
Parallèle indien
Ses étoiles repères correspondent, au moins en partie, à celles du nakshatra Kṛttikā (nakshatra 3) de l’astrologie indienne. Les deux systèmes ne se recouvrent pas exactement : l’Inde compte vingt-sept nakshatra, et les historiens discutent de leurs influences réciproques.
Usages magiques et astrologiques
Le Picatrix, traité arabe de magie astrale traduit en latin au XIIIe siècle, attribue à chaque demeure des actions favorables ou défavorables, et des images à graver sur des talismans quand la Lune s’y trouve. Ces listes diffèrent d’un auteur à l’autre ; nous ne les reproduisons pas.
Voir aussi
- al-Buṭayn (le petit ventre)
- al-Dabarān (le suivant)
- al-Iklīl (la couronne)
- Les Demeures lunaires
- Alcyone (les Pléiades)
- Kṛttikā (nakshatra 3)
Les qualités attribuées aux demeures lunaires varient selon les auteurs ; elles ne permettent pas de prévoir un événement. Lire les limites de la pratique.
Sources
- Al-Bīrūnī, Kitāb al-tafhīm li-awāʾil ṣināʿat al-tanjīm, 1029.
- Paul Kunitzsch, Untersuchungen zur Sternnomenklatur der Araber, Harrassowitz, 1961.
- Daniel Martin Varisco, Medieval Agriculture and Islamic Science, University of Washington Press, 1994.
- Picatrix (Ghāyat al-ḥakīm), traité arabe de magie astrale, traduit en latin au XIIIe siècle.
Page mise à jour le . Pour citer cette page : « al-Thurayyā (les Pléiades) », Divinatoria, https://divinatoria.fr/demeures-lunaires/thurayya.html, consulté le [date].