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Divinatoria

al-Simāk (Spica)

Al-Simāk, « Spica, « le désarmé » », 14e demeure de la Lune : étoiles repères, position, demeure opposée et usages traditionnels.

Repères
Nom arabeal-Simāk
TraductionSpica, « le désarmé »
Rang14e demeure sur 28
Étoiles repèresSpica, dans la Vierge
Position (convention médiévale)de 17°09′ à 30°00′ du Vierge
Demeure opposéeBaṭn al-Ḥūt

Le nom

Al-Simāk signifie « Spica, « le désarmé » ». C’est la 14e des vingt-huit demeures de la Lune.

Les étoiles

La demeure est repérée par Spica, dans la Vierge. Voir aussi la page Spica du dictionnaire des étoiles fixes.

Position

Les astrologues arabes et latins du Moyen Âge font commencer la première demeure à 0° du Bélier et donnent à chacune 12°51′ de longueur, soit la vingt-huitième partie du zodiaque. Dans cette convention, al-Simāk s’étend de 17°09′ à 30°00′ du Vierge. La Lune, qui fait le tour du ciel en un peu plus de vingt-sept jours, la traverse en une journée environ. Les étoiles repères, elles, ne coïncident plus exactement avec ces divisions, à cause de la précession des équinoxes.

Les anwāʾ et la demeure opposée

Dans la tradition arabe des anwāʾ, antérieure à l’islam, le coucher d’une demeure à l’aube, au moment où la demeure opposée se lève à l’est, ouvrait une période de quelques jours associée aux pluies, aux vents ou aux chaleurs. La demeure opposée à celle-ci est Baṭn al-Ḥūt. Les almanachs agricoles du monde arabe ont longtemps utilisé ce calendrier.

Parallèle indien

Ses étoiles repères correspondent, au moins en partie, à celles du nakshatra Citrā (nakshatra 14) de l’astrologie indienne. Les deux systèmes ne se recouvrent pas exactement : l’Inde compte vingt-sept nakshatra, et les historiens discutent de leurs influences réciproques.

Usages magiques et astrologiques

Le Picatrix, traité arabe de magie astrale traduit en latin au XIIIe siècle, attribue à chaque demeure des actions favorables ou défavorables, et des images à graver sur des talismans quand la Lune s’y trouve. Ces listes diffèrent d’un auteur à l’autre ; nous ne les reproduisons pas.

Voir aussi

Les qualités attribuées aux demeures lunaires varient selon les auteurs ; elles ne permettent pas de prévoir un événement. Lire les limites de la pratique.

Sources

  • Al-Bīrūnī, Kitāb al-tafhīm li-awāʾil ṣināʿat al-tanjīm, 1029.
  • Paul Kunitzsch, Untersuchungen zur Sternnomenklatur der Araber, Harrassowitz, 1961.
  • Daniel Martin Varisco, Medieval Agriculture and Islamic Science, University of Washington Press, 1994.
  • Picatrix (Ghāyat al-ḥakīm), traité arabe de magie astrale, traduit en latin au XIIIe siècle.

Page mise à jour le . Pour citer cette page : « al-Simāk (Spica) », Divinatoria, https://divinatoria.fr/demeures-lunaires/simak.html, consulté le [date].