La Moléosophie
Interprétation des grains de beauté selon leur emplacement, leur forme et leur couleur, pour en tirer des indications sur le caractère et le destin.
| Famille | Le corps humain |
|---|---|
| Origine | Grèce antique, Europe, Asie |
| Période | Antiquité tardive (traité attribué à Mélampous) ; traditions populaires |
| Supports | Les grains de beauté du visage et du corps |
Définition
La moléosophie lit les grains de beauté comme des signes. Leur emplacement sur le corps, leur couleur, leur forme et leur taille indiqueraient des traits de caractère ou des événements de la vie.
Elle se rattache à la physiognomonie et à la métoposcopie, qui intègrent souvent les grains de beauté du visage dans leurs lectures.
Histoire
Un petit traité grec de l’Antiquité tardive, Sur les grains de beauté du corps, est attribué à Mélampous, un devin de la mythologie grecque. Il associe chaque emplacement du corps à un présage.
À la Renaissance, les traités de métoposcopie, comme celui de Jérôme Cardan, consacrent des chapitres aux grains de beauté du front et du visage, en les reliant aux planètes et aux signes du zodiaque.
Des traditions comparables existent en Chine, en Inde ou au Japon, où l’on interprète la place des grains de beauté sur le visage. Les significations varient fortement d’une tradition à l’autre.
Supports
Le corps entier, mais surtout le visage, le cou et les mains. Certains manuels distinguent la couleur (clair, foncé, rougeâtre) et la forme (rond, allongé).
Pratique traditionnelle
Le praticien repère les grains de beauté et cherche dans un tableau la signification de chaque emplacement. Un grain de beauté au-dessus de la lèvre, par exemple, est souvent associé à la séduction ou à la gourmandise selon les traditions ; un grain de beauté sur la paume, à la richesse. Ces correspondances changent d’un manuel à l’autre.
Symbolisme
Le grain de beauté a longtemps eu une valeur esthétique et sociale. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les élégantes européennes portaient des « mouches », de petits morceaux de taffetas noir collés sur le visage, dont la position avait une signification galante. La moléosophie prolonge cette idée que chaque marque du corps parle.
Limites
La moléosophie n’a aucune base vérifiable : la position des grains de beauté dépend de la génétique et de l’exposition au soleil.
Surtout, un grain de beauté qui change de taille, de forme ou de couleur, qui saigne ou qui démange, doit être montré à un médecin ou à un dermatologue. Aucune lecture symbolique ne remplace cet examen.
Glossaire
- Nævus
- Nom médical du grain de beauté.
- Mélampous
- Devin légendaire de la mythologie grecque, à qui l'on a attribué un traité sur les grains de beauté.
Lectures associées
- Pseudo-Mélampous, Sur les grains de beauté du corps (Peri elaiōn tou sōmatos), Antiquité tardive.Traité grec attribué au devin mythique Mélampous.
- Martin Porter, Windows of the Soul: Physiognomy in European Culture 1470-1780, Oxford University Press, 2005.Place des signes du corps dans la physiognomonie moderne.
Voir aussi
Dans la même famille
Lecture du visage chinoise (mianxiang), Sāmudrika shāstra, Phrénologie, Graphologie
Fiche mise à jour le .
Pour citer cette page : « La Moléosophie », Divinatoria, encyclopédie des arts divinatoires, https://divinatoria.fr/arts/moleosophie.html, consulté le [date].