Aller au contenu

Encyclopédie libre d'accès, avec le soutien d'Avigora

Divinatoria

La Métoposcopie

Lecture des lignes et des rides du front, chacune associée à une planète, pour en déduire le caractère et le destin d'une personne.

Fiche signalétique
FamilleLe corps humain
OrigineEurope
PériodeXVIe-XVIIe siècles
SupportsLes lignes du front

Définition

La métoposcopie est une branche de la physiognomonie qui ne s’intéresse qu’au front. Elle répartit les lignes et les rides du front entre les sept planètes de l’astrologie traditionnelle, et lit chaque ligne selon sa longueur, sa netteté et ses interruptions.

Histoire

La métoposcopie se développe en Europe au XVIe siècle, au moment où l’astrologie et la chiromancie connaissent un grand succès dans les milieux savants.

Le médecin et mathématicien italien Jérôme Cardan (1501-1576), célèbre aussi pour ses travaux d’algèbre, rédige un traité de métoposcopie. L’ouvrage n’est publié qu’en 1658, à Paris, avec plusieurs centaines de gravures de visages. En 1626, l’Italien Ciro Spontone publie à Venise un autre traité.

La pratique décline au XVIIIe siècle, avec le recul général de l’astrologie dans les milieux savants.

Supports

Le seul support est le front, observé de face, sous une lumière franche, au repos puis lorsque la personne fronce les sourcils.

Pratique traditionnelle

Le métoposcope compte et nomme les lignes du front de haut en bas. Dans la répartition la plus courante, on trouve successivement Saturne, Jupiter, Mars, le Soleil, Vénus, Mercure et la Lune. Il observe ensuite la qualité de chaque ligne : droite et continue, elle est favorable ; brisée, courbée ou interrompue, elle annonce des obstacles dans le domaine de la planète.

Les signes particuliers, croix, étoiles, cercles, et les grains de beauté du front complètent l’interprétation.

Symbolisme

Chaque ligne reprend les qualités de sa planète : la durée et la gravité pour Saturne, la fortune et les honneurs pour Jupiter, le courage pour Mars, la renommée pour le Soleil, l’amour pour Vénus, l’intelligence et le commerce pour Mercure, les voyages et l’imagination pour la Lune. Le front devient un petit ciel où se lit le destin.

Limites

Les rides du front dépendent de l’âge, de l’expression habituelle du visage, de l’exposition au soleil et de la génétique. Rien ne permet d’y lire le caractère ou l’avenir. La métoposcopie est un chapitre de l’histoire des savoirs anciens, qui ne permet ni de prévoir ni de juger une personne.

Glossaire

Métoposcopie
Du grec metōpon (front) et skopein (observer).
Ligne de Saturne
Dans la métoposcopie, la ligne la plus haute du front.
Ligne de la Lune
Dans la métoposcopie, la ligne la plus basse, juste au-dessus des sourcils.

Lectures associées

  1. Jérôme Cardan (Girolamo Cardano), Metoposcopia, rédigée au XVIe siècle, publiée à Paris en 1658.Ouvrage de référence, illustré de nombreux visages.
  2. Ciro Spontone, La Metoposcopia, Venise, 1626.Traité italien consacré à cet art.
  3. Martin Porter, Windows of the Soul: Physiognomy in European Culture 1470-1780, Oxford University Press, 2005.Place de la métoposcopie dans la culture européenne.

Voir aussi

Dans la même famille

Lecture du visage chinoise (mianxiang), Sāmudrika shāstra, Phrénologie, Graphologie

Fiche mise à jour le .

Pour citer cette page : « La Métoposcopie », Divinatoria, encyclopédie des arts divinatoires, https://divinatoria.fr/arts/metoposcopie.html, consulté le [date].