Le Lingqi jing
Oracle chinois qui consiste à lancer douze pions, marqués sur une face des caractères « haut », « milieu » ou « bas », et à lire dans un livre la figure obtenue parmi 125 possibles.
| Famille | Tirages et sorts |
|---|---|
| Origine | Chine |
| Période | Attesté au premier millénaire ; diffusé jusqu'à l'époque moderne |
| Supports | Douze pions ou jetons, le livre du Lingqi jing |
Définition
Le Lingqi jing, ou « Classique des pions spirituels », est un oracle chinois plus simple à pratiquer que le Yi Jing. On lance douze pions dont une face porte un caractère : quatre portent « haut » (shang), quatre « milieu » (zhong) et quatre « bas » (xia). On compte, pour chaque groupe, combien de pions montrent leur caractère. Les combinaisons possibles, de zéro à quatre pour chacun des trois groupes, donnent 125 figures, chacune commentée dans le livre.
Histoire
La tradition attribue le livre à des personnages célèbres de l’époque Han, comme le stratège Zhang Liang ou le lettré Dongfang Shuo, mais ces attributions sont légendaires. Le texte existait sous une forme proche de celle que nous connaissons au cours du premier millénaire, et il a été commenté et réédité au fil des dynasties.
Il appartient à la grande famille des oracles chinois par le tirage, avec les bâtonnets qiuqian et les blocs jiaobei.
Supports
Douze petits pions plats, de bois ou d’autre matière, dont une seule face est marquée, et le livre qui donne pour chaque figure un nom, un court texte, un poème et des commentaires.
Pratique traditionnelle
Le consultant se purifie, brûle de l’encens et formule sa question. Il lance les douze pions, compte les faces marquées de chaque groupe et cherche la figure correspondante dans le livre. Les commentaires indiquent si la situation est favorable et ce qu’il convient de faire.
Symbolisme
Les trois groupes de pions sont souvent rapprochés des trois puissances de la pensée chinoise : le Ciel, la Terre et l’Homme. Les commentaires puisent dans le vocabulaire du yin et du yang et des cinq phases.
Limites
La figure obtenue dépend du hasard du lancer, et les commentaires, souvent généraux, se prêtent à des lectures multiples. Le Lingqi jing intéresse l’histoire de la culture chinoise ; il ne permet pas de prévoir des événements.
Glossaire
- Lingqi jing
- « Classique des pions spirituels » : livre et oracle chinois à douze pions.
- Shang, zhong, xia
- « Haut », « milieu », « bas » : les trois marques inscrites sur les pions du Lingqi jing.
Lectures associées
- Ralph D. Sawyer et Mei-chün Lee Sawyer, Ling Ch'i Ching: A Classic Chinese Oracle, Shambhala, 1995.Traduction anglaise et présentation.
- Marc Kalinowski (dir.), Divination et société dans la Chine médiévale, Bibliothèque nationale de France, 2003.Les pratiques divinatoires de la Chine médiévale.
Voir aussi
Dans la même famille
Tarot, Tarot de Marseille, Petit Lenormand, Cartomancie au jeu ordinaire, Cartomancie au jeu espagnol, Oracle de Belline, Jeux d'oracle contemporains, Runes, Ogham divinatoire, Mo tibétain, Géomancie, Sikidy malgache, Ifá, Obi, Divination par les cauris, Jet d'osselets d'Afrique australe, Lecture des feuilles de coca, Cléromancie, Astragalomancie, Bibliomancie, Fāl-e Hāfez, Omikuji, Urim et le Toummim
Fiche mise à jour le .
Pour citer cette page : « Le Lingqi jing », Divinatoria, encyclopédie des arts divinatoires, https://divinatoria.fr/arts/lingqi-jing.html, consulté le [date].