Aller au contenu

Encyclopédie libre d'accès, avec le soutien d'Avigora

Divinatoria

Les Jours fastes et néfastes

Croyance, présente dans de nombreuses cultures, selon laquelle certains jours de l'année sont favorables ou défavorables à certaines actions ; elle donne lieu à des calendriers spécialisés.

Fiche signalétique
FamilleAstres et calendriers
OrigineÉgypte, Mésopotamie, Grèce, Rome, Chine, Japon, Europe
PériodeIIe millénaire av. J.-C. ; pratiques vivantes
SupportsCalendriers, papyrus, almanachs

Définition

Dans de nombreuses cultures, le temps n’est pas neutre : certains jours portent chance, d’autres malheur. Des calendriers spécialisés indiquent pour chaque jour ce qu’il convient de faire ou d’éviter : se marier, voyager, semer, commencer un procès.

Histoire

L’Égypte et la Mésopotamie. Le calendrier du Caire, papyrus du Nouvel Empire, qualifie chaque jour de l’année de bon ou de mauvais, parfois pour chaque tiers de la journée, en rattachant ces qualités aux mythes des dieux. Les Mésopotamiens possédaient aussi des hémérologies.

La Grèce et Rome. Le poète Hésiode termine Les Travaux et les Jours par une liste des jours du mois propices aux travaux, aux naissances ou aux mariages. À Rome, les jours « néfastes » étaient d’abord ceux où l’on ne pouvait rendre la justice ; certains jours, comme l’anniversaire de la défaite de l’Allia, étaient réputés funestes.

Le Moyen Âge. Les calendriers médiévaux signalent les « jours égyptiens », deux par mois, où il fallait éviter les saignées et les entreprises importantes.

L’Asie. En Chine, l’almanach traditionnel, le tongshu ou huangli, indique encore pour chaque jour les activités conseillées. Au Japon, le cycle des six jours, ou rokuyō, figure toujours dans de nombreux calendriers : on évite de se marier un jour butsumetsu.

Aujourd’hui. Le vendredi 13 est un exemple moderne de jour réputé néfaste ou, au contraire, chanceux, selon les pays.

Supports

Des calendriers, des almanachs et, aujourd’hui, des applications qui reprennent ces listes.

Pratique traditionnelle

On consulte le calendrier avant une décision importante et l’on choisit un jour favorable. Les fêtes, les mariages et les ouvertures de commerce suivent encore souvent ces indications en Asie orientale.

Symbolisme

Ces calendriers traduisent l’idée que chaque moment a sa qualité propre, liée aux mythes, aux astres ou aux cycles. Ils rejoignent l’astrologie électionnelle, plus savante.

Limites

Les qualités des jours varient d’un calendrier à l’autre et ne reposent sur aucun mécanisme vérifiable. Les études sur des jours réputés malchanceux, comme le vendredi 13, ne montrent pas d’effet propre au jour lui-même. Ces calendriers relèvent de l’histoire culturelle et des usages sociaux.

Glossaire

Hémérologie
Liste des jours favorables et défavorables, dans les textes mésopotamiens et égyptiens.
Jours égyptiens
Au Moyen Âge, jours réputés néfastes, au nombre de deux par mois, dont le nom renvoyait à une origine égyptienne supposée.
Rokuyō
Cycle japonais de six jours aux qualités différentes, encore imprimé dans les calendriers.

Lectures associées

  1. Hésiode, Les Travaux et les Jours, vers 765-828.La section des « Jours ».
  2. Abd el-Mohsen Bakir, The Cairo Calendar No. 86637, Le Caire, 1966.Calendrier égyptien des jours fastes et néfastes.
  3. Christian Leitz, Tagewählerei, Harrassowitz, 1994.Étude des calendriers égyptiens de jours.

Voir aussi

Dans la même famille

Astrologie mésopotamienne, Astrologie hellénistique, Astrologie arabe, Astrologie, Astrologie horaire, Astrologie mondiale, Astrologie médicale, Horoscope de presse, Astrologie indienne (jyotish), Astrologie chinoise, Astrologie tibétaine, Mahabote birman, Demeures lunaires, Calendrier divinatoire maya (tzolk'in), Tonalpohualli aztèque, Horoscope des arbres celtiques

Fiche mise à jour le .

Pour citer cette page : « Les Jours fastes et néfastes », Divinatoria, encyclopédie des arts divinatoires, https://divinatoria.fr/arts/jours-fastes.html, consulté le [date].